«Art martial à part, le KENDO fait partie des disciplines associées au JUDO en France via la FFJDA. Bien que peu connu dans l’hexagone, son image est pourtant très médiatisée à travers le MANGA d’abord, mais aussi tout une cinématographie en commençant par Star Wars dans le costume si particulier de Dark Vador. Il est sans doute l’art le plus traditionnel du Japon, en particulier du fait de la place que tient encore le «» dans la culture nipponne. Cette discipline est enseignée depuis plus de 25 ans à Clermont-Ferrand, initialement en liaison avec un cours d’Aïkido. Ainsi plus de 500 personnes se sont, au fil des ans, initiées à cette pratique insolite. Actuellement, la section Kendo de l’ASM regroupe environ 50 inscrits annuellement, dont une moitié d’anciens (trois 3ème Dan, deux 2ème Dan et deux 1er dan et de nombreux 1er et 2ème Kyu). Parmi les 3ème dan, on compte d’ailleurs Gérard Coute qui entraînait le club de Saint-Bonnet Près Riom jusque récemment.
Grâce à son originalité, le Kendo intéresse de nombreuses personnes, d’ordinaire guère enclines à fréquenter les DOJO. Avant toute chose, ses techniques sont simples pour ne pas dire rudimentaires: 3 frappes MEN (au front), KOTE (au poignet), DO (sur les flancs) et un piquet à la gorge (TSUKI). Mais l’engagement doit être total, personnalisé par le fameux KI-KEN-TAI NO ICHI, qui doit se comprendre comme une unité dans l’énergie (via le cri), la coupe (le mouvement du sabre), et le corps (grâce à une frappe vigoureuse du pied sur le sol). Contrairement à l’escrime, au Kendo, dès que l’on a marqué deux points, la partie est gagnée: dans certains cas, on peut même organiser des tournois avec un point gagnant… c’est encore plus traditionnel et jadis d’ailleurs, c’était bien cela la réalité lors des duels! Parfois les compétitions ne durent que quelques secondes… mais nos amis judokas connaissent bien cela pour l’avoir sans doute vécu à leurs dépens.
Contrairement au KARATE et au JUDO (et plus encore des disciplines comme le Taekwondo), elle est dégagée de la problématique du «de rue» ou de la self-défense. Qui irait se promener avec son Shinaï dans les rues de la capitale auvergnate? Du coup, le pratiquant peut se recentrer sur le cœur de la pratique. Et comme la technique est simplissime, le néophyte se trouve tout de suite placé dans l’essentiel: le travail sur l’énergie, sur le mental, sur soi-même. Ainsi, en un an, un élève peut décrocher sa ceinture marron…. s’il est doué.
Jeunes ou vieux, hommes ou femmes, le Kendo est une pratique qui s’adapte à chacun, selon ses moyens, selon ses désirs. Comme il n’y a pas de chute, ni de clef de coude, ni de projection, etc., comme une armure protège des coups (enfin la plupart du temps), on peut pratiquer le kendo un peu quelle que soit sa forme, son sexe, son âge et ses antécédents sportifs. Pour un judoka «é» après de nombreuses années à user ses kimonos sur les tatamis, ce peut être l’occasion d’une nouvelle jeunesse. Cela permet de garder ainsi son lien privilégié avec l’envie du combat… mais sans les risques physiques. Que diriez-vous d’essayer pour vous faire une opinion juste de cet art martial original? Chiche?
Nouveauté de la saison 2010-2011 :
- un cours pour les enfants de 7 à 13 ans a lieu le samedi matin de 10h30 à 11h30. Au début, un survêtement suffit, au moins pendant les premières séances, histoire d'être sûr que la discipline plaît. Ensuite, un kimono de judo fera l'affaire la première année. En outre, le club peut prêter un shinaï au départ.
- un nouveau cours pour les pratiquants chevronnés le mardi soir de 20h00 à 21h30 : entraînement compétition (shiaï) !
Pour conclure, il faut aussi rappeler les très bonnes performances de certains de nos compétiteurs: Nicolas Kwiatkowski s’est sélectionné cet hiver pour le championnat de France (niveau 1er et 2ème dan) en gagnant sa place sur la 3ème marche du podium, tandis qu'Hélène Audet a gagné dans le même week-end le championnat régional des KYUSHA féminines.
Comme l’ASM fêtes ses cent ans de bons et loyaux services, un tournoi international aura lieu à l’ASM les 16 et 17 avril 2011. Venez surtout assister aux phases finales le dimanche après-midi quand les meilleures équipes seront sorties des poules. Parmi les pratiquants et les juges, on trouvera entre autre le Senseï Roger Armant, 7ème dan qui est notre DTR.»